samedi 20 février 2010

II- Aux origines de ces problèmes

A. Changements et évolutions des comportements alimentaires.

En effet, depuis les années 1970/1980 les femmes s'épanouissent autrement que par l'acte du mariage. C'est-à-dire qu'elles accordent une toute autre importance à leurs carrières professionnelles. De nos jours, le travail prend de plus en plus de place dans la vie des femmes. C'est pourquoi, le temps consacré à la cuisine se voit réduit. En effet, rappelons, que la société archaïque qui maintenait la femme au rang de mère et d'épouse a connue une profonde évolution. De ce fait, la femme occupe une place de plus en plus importante dans le monde du travail. Par conséquent elle se consacre moins aux préparations des repas, ce qui entraîne un changement alimentaire pour certaines familles qui se retourneront vers des solutions de facilitéess telles que des sandwichs, ainsi que toutes sortes de menus provenant de « fast-food ».



La place importante qu'occupe le travail chez les individus pause des problèmes quant à leurs alimentations. En effet, on observe que le temps de pause déjeuner varie entre 30 minutes et 2 heures. On constate que 20,6 % des travailleurs français y consacrent seulement 30 minutes, voir moins. Du fait de leurs temps réduit pour s'alimenter, ils déjeunent sur place et s'alimentent principalement avec des « repas » provenant des restaurations rapides. Phénomène de plus en plus marqué chez les lycéens. En effet, beaucoup d'entre eux n'apprécient pas la nourriture proposée « au self » du lycée, c'est pourquoi ils préfèrent acheter leurs repas dans les supermarchés avoisinant pour acheter des sandwichs, chips, boissons, sucreries … Ce qui n'est pas très diététique.





Toutes ces profondes évolutions et transformations de la société (de l'évolution de la place occupée par la femme en passant par les mauvaises habitudes alimentaires), favorisent le risque de prévalence à l'obésité, ainsi que le risque de graves maladies telles que diabètes, le cancer, les insuffisances rénales, l'infarctus et biens d'autres.

B. Apparition des « fast-food » (Restauration rapide) :

Depuis longtemps, il existe ce qu'on appelle la restauration rapide aussi appelée « fast-food », « resto-rapide », « prêt-a-manger », « restopouce », « snacking », « street fooding ». Ce sont des types de restaurations dont l'objectif est de faire gagner du temps aux clients, en lui permettant d'emporter son repas commandé tout en lui faisant économiser de l'argent comparé à la restauration traditionnelle.
Les restaurants rapides les plus connus en France sont entre autres « le mc donald », « domino's pizza », « pasta bar », « subway », « quick ». Ils proposent des aliments souvent très gras, sucré, salé à l'image des sandwich, kebabs, pizzas, frites, sodas, viennoiseries et biens d'autres. Tout ce qui est proposés dans ces restaurant est, en effet, guère diététique.
Ce sont souvent, ce genre de « restaurant » qui accueillent de nombreux étudiants et travailleurs français qui n'ont pas le temps de manger pendant leurs pauses déjeuner.
Nous pouvons considérer les « fast-food » comme des solutions de facilitées pour le consommateur.


Mais, on remarque qu'ils ont tendances à inaugurer de nouvelles recettes comme les salades qui sont tout de même plus adapté à une alimentation saine, cependant les individus sont plus souvent attirés par un hamburger que par une simple salade.
Exemple de menus "salade" proposées >>>



Tableau des apports nutritionnels (calorie) dans un repas équilibré :




Tableau des apports nutritionnels dans un menus « mc Donald » :

Nous constatons ainsi qu'un menu équilibré apporte 660 kCal (soit 37% des apports journaliers) tandis qu'un menu provenant du « mc donald » apporte lui 1387,7kCal soit une multiplication par 2,1. De plus un repas sain apporte à notre corps : 66,3g de protéines, 19,3g de lipides et 49,5g de glucides. Alors qu'un menu venant d'une restauration rapide apporte lui : 41g de protéines, 158,4g de glucides, 66,4g de lipides. Donc, nous remarquons qu'il est nettement préférable de s'alimenter avec un repas sain plutôt qu'un repas « mc donald » qui représente, à lui seul, 71,1 % des apports journaliers recommandé. Nous pouvons conclure que la consommation (ici représentée par les « fast-food ») s'oppose à la notion de santé et de minceur puisque celle-ci apporte un trop plein de calorie qui peut entrainer des maladies dites « d'excès » telles que l'obésité (constraste avec minceur) de plus en plus répandue dans notre société.



<<< Super size me » est un film reflétant les dangers qui peuvent résulter de la surconsommasion des produits du "mc donald » .

C. Le pourvoir d'achat :

Le pouvoir d'achat est définit par la quantité de biens et de services que l'on peut obtenir en échange d'une certaine somme. Il dépend donc de la somme en question et du prix des biens et services. En 2008, le pouvoir d'achat avait un indice de 125 base 100 pour 1978 soit une multiplication par 1,25 en 30 ans. Entre 1978 et 2008 il a donc subit une augmentation de 25%.




En effet, le pouvoir d'achat connu une constante augmentation jusqu'en 2008, cela a une conséquence directe sur la consommation des ménages. C'est-à-dire qu'ils consomment d'avantage pour satisfaire leurs désirs même les plus superflus. C'est pourquoi nous sommes dans une société de surconsommation, qui veut toujours plus aux risques d'engendrer des maladies et d'accroître la prévalence à l'obésité.


D.Problèmes psychologiques :

Notre comportement alimentaire est influencé à la fois par nos instincts et nos habitudes, mais aussi par l'image que l'on souhaite donner de soi, le besoin de reconnaissance sociale et l'estime de soi-même.
De nos jours, l'image que l'on souhaite donner est celle d'une personne mince et en bonne santé . Cette psychologie va donc influer sur notre consommation, ainsi si l'on présente une mauvaise image de soi (contraire à l'image actuelle, c'est-à-dire, surpoids voire obèse) nous allons réduire notre consommation, responsable de ce mal être. Ce qui peut déboucher à des risques de maladies telle que l'anorexie qui atteint environ 1,3 % des adolescentes âgées de 15 à 20 ans. Malheureusement si une trop grande partie de la population réagit de telle façon alors l'activité économique des industriels agro-alimentaires se verra dès lors perturbée ; ce qui entraînera une baisse conséquente de leurs bénéfices. Les individus étant soucieux de leurs images, consomment moins, de fait les industriels ne répondent à leurs besoins puisque les consommateurs ne consommeraient plus par peur de ne pas respecter l'image de la minceur. Voici, ce qui se passe chez certaines jeunes filles (ou garçons) : Anorexie :

Ainsi, afin d'y répondre, ils vont mettre au point une solution répondant aux contradictions entre consommation et santé/minceur: l'allégé.

III. Une solution proposé par les industriels : l'allégé.

A. En quoi consiste cette méthode ?

Face à de nombreux problèmes liés à la consommation, les industriels ont introduit dans le marché , un nouveau concept : l'allégé.
Avant 1987, il n'y avait pas de législation pour la notion allégé, c'est seulement en cette date que le CNC (Conseil National de la Consommation) va la définir : « La dénomination “allégé” (en matière grasse, en sucre ...) est un adjectif réservé à une denrée destinée à une alimentation courante, donc sans indication relative au régime ou à l'amaigrissement sur l'emballage. » D'autre part : « L'allégement ne doit pas changer la nature fondamentale du produit et l'appellation “allégé” ne peut être autorisée que par rapport à un produit déjà existant. ». Le terme allégé fut réglementé en 2006 par la Commission européenne : « Un produit ne peut prétendre à l'appellation “ allégé ” que si la teneur en calories ou en nutriments (sucres, graisses, sels) est réduite d'au moins 30% par rapport à celle d'un produit similaire. ».

Au fil du temps la gamme des allégés c'est intensifiée, développée et multipliée. On trouve plusieurs catégories de produits allégé. Voici, ces différentes catégories ainsi que leurs méthodes d'allégement associées :

  • Allégés en matières grasses : tels que les laitages (fromages, yaourts, laits...), la viande, les charcuteries, les desserts … Afin de parvenir à cet allègement, les industriels utilisent plusieurs méthodes. Par exemple, pour les saucisses, ils augmentent le pourcentage de viande par rapport à celui du gras. Pour la charcuterie, ils remplacent une partie du gras par des amidons, des fibres ou bien des protéines végétale qui apportent 4 kcal/g contre 9 kcal/g pour le gras. En ce qui concerne les produits tels le beurre et la margarine, ils réalisent une adjonction d'eau. Mais aussi, que ce soient pour les mousses en charcuteries, les glaces ou en encore les mousses au chocolat ou aux fruits, ils ajoutent de l'air.

  • Allégés en sucres: chewing-gums, yaourt, boissons, crèmes desserts, bonbons... Le sucre va être remplacer par des édulcorants : aspartame, saccharine... Autre moyen, les industriels remplacent le sucre par du gras, comme pour le chocolat.



  • Allégés en sel : La teneur en sel est réduite.








  • Allégés en alcool : Ici la quantité d'alcool va être diminuer (réduction des quantités).



  • Moyen d'allègement universel : Tout simplement la réduction des quantités.

Finalement, le concept de l'allégé est de réduire sa teneur en sucre, en gras et en alcool. Les scientifiques industriels ont donc élaboré plusieurs méthodes d'allègement : l'augmentation de la base du produit par rapport aux gras, le remplacement du gras par des amidons, fibres, protéines végétales, adjonction d'eau, d'air, remplacement du sucre par des édulcorants, ajout de gras par rapport aux sucres ou encore réduction des quantités. Ces divers moyens peuvent bien sûr fusionner.

B. Les acquis et aspects bénéfiques de l'allégé :

Ainsi , en étudiant les comportements, on distingue ce que recherche un consommateur. Une volonté à travers le produits de retrouver les notions de qualité, santé, forme, ligne et minceur tout en associant le plaisir et la saveur à la fois. C'est pour répondre à ses désirs que les industriels ont proposé l'allégé.

Nous remarquons tous d'abord, que les produits allégés en sucre sont idéal pour les consommateurs atteint de diabète. En effet, ces individus pourront avoir accès à une plus large gamme de produits comme par exemple le coca cola, véritable poison pour les diabétiques, ils est désormais accessible à travers la gamme du coca cola zéro ou allégé.

Certains produits sont nettement moins caloriques que leurs produits référentiels. Constatons, par exemple, pour le coca cola (basique) qui apporte 42,4 kCal/100g, le coca cola light , lui , apportera seulement 0,2 kCal/100g, soit une réduction de 42,2 calories. Ou encore le beurre président qui apporte 742 kCal. /100g son homologue allégé lui n'apportera que 265 kCal./100g . Il en va de même pour la compote andros-pomme qui apporte 92kcCal/100g tandis que la même compote alléger, elle, n'apportera que 72kCal/100g. De surcroît, une crème fraîche basique avec 15 % de matière grasse apporte 169kCal/100g, tandis qu'une crème fraîche bridelight (marque de produits allégés) avec 3% de matières grasses, elle apportera uniquement 77 kCal/100g, soit une différence de 92 calories.

Nous remarquons que les fromages, les crèmes fraîches et les boissons allégés sont réellement efficace car il y a un réel gain calorique; pas de tromperie. En dehors du domaine de la santé et de la minceur, les consommateurs cherchent également la sécurité, puisque les produits allégés sont considérés comme le savoir faire des industriels.


Face à l'engouement de certains consommateurs, les industriels étendent leurs gammes à travers les pizzas, les gâteaux, les bonbons.

c) La promotion de l'allégé

Les industriels ont développé de fort moyens de communication, pour faire connaître et vendre leurs produits. Les consommateurs se laisse ainsi guider par un « packaging attractif », les accroches commerciales et les promesses : c'est le marketing de l'allégé. Il s'appuie sur de nombreuses recherches que ce soit culturelles, sociales, psychologiques et individuelles pour étudier le comportement alimentaire et ainsi répondre aux désirs propre à chacun. Ces recherches ont aboutit sur 4 arguments principaux : santé, plaisir, minceur, goût; utiles aux industriels pour promouvoir et faire la publicité de ses produits.




Nous allons réaliser un descriptif de plusieurs publicités qui ont pour objectifs de séduire les individus en se basant sur leurs critères de prédilection, ici nous nous attarderons sur 3 principaux arguments marketing:

Minceur :



Dans cette vidéo, 3 jeunes femmes sont présentent, l'une essaye un bikini les autres l'envie et lui demandent qu'elle régime a-t-elle pu suivre pour obtenir une silhouette pareille. C'est alors qu'elles énumèrent différents régimes (chrono-biologique, drainant...) ou des cours de fitness. Sans succès puisque cette dernière n'en n'utilise point, car elle a adopté le pari minceur spécial K, [Spécial K étant une marque incontournable de l'allégé (céréales)] . Selon cette publicité, il suffirait de se soumettre au programme spécial K pour obtenir une silhouette « idéale ». Autrement dit, seuls les produits allégés permettraient de mincir.

Goût :



Dans cette publicité, est présente une femme qui apparemment n'a pas l'air convaincu par le goût d'un produit allégé (sirop). Étant réfractaire à ce produit, elle consent à y goûter, c'est alors qu'une fraise géante vient lui rappeler qu'il y a du goûts et que l'on sent bien le fruit. Cette publicité utilise le comique afin de montrer qu'un produit allégé à de la saveur.

Plaisir :




Dans cette publicité, le réalisateur a décidé de mettre en opposition le plaisir et ses conséquences. Et ce, à travers plusieurs tableaux : tentation/enfer (Adam & Ève), le plaisir de la chair/risques (maladies …),sensation (surf)/ danger (mort), gourmandise/régime. Cela accentue le fait que dès que l'on jouit d'un plaisir de la vie, nous devons faire face à des conséquences néfastes qui gâchent notre plaisir. Mais « schweppes agrum' light » apparaît comme une véritable révolution. Il ne procure que du plaisir, fini les conséquences (fini les prises de poids dû à une boisson sucrée).

vendredi 19 février 2010

IV.Les limites de l'allégé :

a) Les aspects scientifiques :


Au premier abord, les produits allégés paraissent être une solution miracle. Avoir la possibilité de pouvoir consommer tout en perdant du poids ou du moins sans en prendre cela semble être idéal.
Toutefois, cette solution n’a pas que des aspects bénéfiques pour notre corps, il existe de nombreux dangers pour la santé en cas de consommation de ces produits allégés. Tout d'abord, la majorité des produits allégés en sucre le sont grâce à un ajout d'édulcorants qui remplacent le saccharose. Parmi les édulcorants utilisés nous retrouvons l'aspartame qui est composé de 3 produits chimiques : l'acide aspartique (40%), la phénylalanine (50%) et l'esther de méthyle (10%) (acide salicylique et du méthanol). Rappelons que le méthanol (alcool méthylique) est incolore et inflammable aussi extrait du goudron de bois brûlé et est excessivement toxique. La dose minimale mortelle pour un adulte est de deux cuillerées à café soit 7,8 mg par jour. Cependant dans 1 litre de boisson allégé contenant de l'aspartame, il y a plus de 56 mg de méthanol. L'aspartame est utilisé car il a un pouvoir sucrant 200 fois supérieur à celui de la saccharose sans l'apport calorique. Le sucralose quant à lui, permet d'augmenter la durée du goût en bouche puisque son pouvoir est 500 à 600 fois plus important que celui de la saccharose. De plus, on sait que la saccharose permet une conservation sur une longue durée, or, les produits allégés en sont dépourvus, c'est pourquoi leurs conservations est limités par rapport à des produits basiques. L'utilisation de ces édulcorants fait donc polémique, c'est pourquoi nous pouvons nous demander quelles sont les conséquences de celle-ci. En effet, des études montrent que la consommation d’aspartame, contenu dans la plupart des produits allégés pourraient entraîner des effets secondaire tels que : migraines, nausées, spasmes musculaires, irritations cutanés, en passant par des pertes de goût et de mémoire, des dépressions et bien d’autres. De surcroît, si la consommation en aspartame s'avèrerait trop importante, un certain nombre de maladies graves en résulteraient, telles que des tumeurs au cerveau, des cancers (une étude de plus de 4000 rats a montré qu’une vie passée à absorber de hautes doses de cet édulcorant accroissait la possibilité de développement de plusieurs types de cancer), des scléroses en plaque, de l’épilepsie, du diabète, Parkinson ou Alzheimer et des syndromes de fatigue chronique. Le sucralose, quant à lui, est un dérivé du saccharose traité au chlore, est sujet à de nombreuses controverses essentiellement parce que c'est un chlorocarbone (composé de chlore et de carbone), et la plupart de ceux-ci causent, en minuscules quantités, des problèmes de santé importants (il provoque une destruction du système immunitaire car il affecte principalement le foie et les reins).


Aussi, on remarque que les individus consommateurs de produits allégés contenant de l'aspartame voyaient leurs proportions et quantités consommer s'accroître considérablement. En effet, des études scientifiques ont montré que lorsqu'on a un goût sucré en bouche sans en avoir les calories on risquait d'avoir plus faim dans les heures qui suivent, donc de manger plus et par conséquent de grossir. De plus, les produits allégés sont, certes, souvent moins riches en calories mais aussi en vitamine A, D, E puisque ce sont des vitamines issus des graisses, il y en a donc moins dans les produits allégés ce qui pourrait engendrer des risques de carence. En somme, les produits allégés peuvent être nocifs pour la santé et causer de nombreuses maladies. Paradoxalement à cela, les individus continuent,à l’heure actuelle ,de consommer des produits allégés (contenant des édulcorants), soit par ignorance, soit parce qu’ils sont persuadés des biens fait que ces produits peuvent leurs procurer. De part ces méfaits les industriels de l'allégé perdent de leurs crédibilités se manifestant par la prise de conscience des consommateurs.

B. Aspects sociologiques :

Depuis quelques années de plus en plus d'individus sont réfractaires à l'allégé.
En effet, près d'un Français sur deux conteste le développement de l'allégé et 25% d'entre eux affirment même qu'il faut «éviter» ou même «exclure» ces produits de notre alimentation. Quelles peuvent être les causes de ces attitudes ?

Tous d'abord, l'emballage de certain produit tente de séduire le consommateur, de part des intitulés à connotation minceur tel que « ligne », « taillefine », « sveltesse »... Mais en réalité ces produits ne sont pas nécessairement moins caloriques, au contraire. Par exemple, le chocolat noir de "Ligne gourmande" seulement 2% de sucre (oxymore insistant sur le plaisir de manger avec une indication relative à la minceur « ligne »), est moins sucré que le chocolat poulain noir extra, basique. Néanmoins, le produit allégé est plus calorique que son homologue car il contient 510 calories pour 100 grammes contre 500kCal/100g pour la version de base. En effet, pour allégé le chocolat, les industriels ont diminué la quantité de sucre et l'ont remplacé par des matières grasses. Dans la version allégée, il y a 46 grammes de lipides pour 100g tandis que la version normale contient seulement 28,8 grammes de lipides pour 100 grammes. Cela paraît contradictoire pour un chocolat dit « ligne ». On constate donc qu'il y a manipulation du consommateur par les industriels:



D'après le magasine "que choisir" numéro 436

Par exemple le yaourt Milsa aux fruits rouge à 0% de M.G contient 15,7g de sucres/100g tandis que son homologue dit "normal" en contient 14,5g./100g. La version allégée contient donc, 1.2g de sucre que la version basique (sans connotation à la minceur).

D'après le magasine "que choisir" numéro 436

Par exemple, les produits céréaliers de la gamme Fitness chocolat, cencés être bon pour la ligne, contiennent 387 kCal/100 g. Ce qui paraît étrange, c'est que son homologue, non allégé, n'en contient, lui, que 386 kCal. 100g. De même, pour les céréales "Quaker cruesli ligne avec des copeaux de chocolats" apportent 400kCal/100g tandis que son équivalent basique (Corn flakes Kellogg's original) lui en apporte seulement 370kCal/100g.


Pour attirer le consommateur, les industriels mise sur le « packaging » c'est-à-dire qu'ils vont privilégier des couleurs pastels (bleu : synonyme de pureté et légèreté), une présentation calme et harmonieuse avec une écriture féminine, plus douce. Ils utilisent également des mannequins synonyme de minceur qui prennent du plaisir à manger ces produits. L'emballage ci-dessous mais en avant la silhouette d'une jeune femme en pleine forme. Ses bras en V sont signes de forme olympique et symboles de victoire contre les kilos en trop. Ils manipulent ainsi les consommateurs qui vont croire à ces belles images, mais qui en réalité ne sont que mensonge pour les pousser à acheter.

Emballage d'un paquet de céréales allégés >>>
D'autre part, il parait nécessaire de prêter une attention toute particulière à la lecture des étiquettes et à la composition des aliments car il ne faut pas se fier aux apparences qui peuvent s'avérer parfois trompeuses. Effectivement, on assiste à une véritable manipulation mentales des industriels sur les consommateurs. Un exemple même de cette supercherie : le thé allégé. En effet, le thé allégé (ex : Lipton Linéa) prétend ne contenir aucune calorie, ce qui pousse à la consommation, mais ceci n'est qu'un coup marketing puisqu'aucun thé naturel n'en contient. Mais qu'en est-il du prix? (voir IV, c).


Les publicités, les « packagings » attractifs, jouent un rôle important dans le choix du consommateur, car ils l'influencent mentalement.
Un produit peut avoir une connotation minceur, et pourtant s'avérer plus calorique qu'un produit basique. C'est pourquoi, il faut privilégier de bonnes habitudes alimentaires plutôt que de modifier le contenu de certains produits. Pour manipuler le consommateur, les industriels mise beaucoup sur l'aspect de l'emballage, et des "marques" à connotation minceur cela a t-il des répercutions sur le prix des produits allégés ?

C. Aspects économiques :

Enfin, il existe également des limites économiques. Reprenons l'exemple du thé allégé (Lipton linéa), un sachet de celui-ci est vendu 0,15 euros tandis qu'un sachet de thé dit "basique" contenant également aucune calorie est vendu 0,10 euros. Le thé allégé est vendu 50% plus cher qu'un sachet ordinaire. L'emballage, l'aspect « chic » du produit est-il à l'origine de l'augmentation du prix? Ou serait-ce dû à l'utilisation de techniques complexes ? Les deux, répondit Lipton. Selon cette même société : « les sachet de thé Linea sont présentées dans des sachets pyramide, contenant des longues feuilles de thé et de gros morceaux de fruits. Le thé vient du Kenya, le procédé de fabrication est spécifique, la coupe des feuilles de thé vert particulière. ». Ainsi, on paierait plus pour l'emballage du produit, que pour son efficacité. Toutefois, ceci n'est qu'une réponse provenant d'un industriel, nous pouvons ajouter que certains d'entre-eux augmentent leurs prix pour leurs profits personnels. D'autre part, afin d'allégé un produit les industriels réduisent les quantités de matières premières, de ce fait, nous nous attendons à un prix moins élevé que sa version de référence. Bien au contraire, les prix sont en moyennes 2 à 3, voire 5 fois supérieurs, comparé à un produit de référence. Plus le produit allégé est récent sur le marché et plus il sera coûteux comparé à sont homologue non allégé.





D'après le magasine "Que choisir", les yaourts "Panier de Yoplait Fraise" (produit basique) coûtaient 2.96 euros/kg tandis que les yaourts "Panier de Yoplait aux fruits 0% de matières grasses" coûtaient, eux, 3.64 euros/kg. La version allégé est 0.68 centimes d'euros plus cher.





Source : Magasine "Que choisir" n°436




D'après le magasine "Que choisir", un paquet de "Corn Flakes Kellogg's original"
coûte 4.75 euros/kg alors qu'un paquet "Kellogg's spécial K feuille de chocolat" (spécial k étant une marque de produits allégés) coûte 9.83 euros/kg. Le paquet allégé coûte 5.08 euros plus cher.

On constate, que les prix des produits allégés sont nettement plus élevés que ceux des produits de références.


De surcroît, on constate par exemple, que les ventes des yaourts et de fromages blanc 0% ont chuté de 8,7%. Moins 20% pour les desserts basses calories. Depuis 2004, le marché de l'allégé perd en moyenne, 7% par an. Mais surtout, selon une étude récente du cabinet Cegma Topo, les Français sont à plus de 42 % réfractaires à ce type de produits. Délaissés par les consommateurs, et donc par les publicitaires qui ne trouvent plus de ressources dans ce marché, les produits allégés ne profitent plus de leur image de « produit miracle ». Par ailleurs, les prix des produits allégés étant plus élevés que ceux des produits classiques, la crise économique apparaît comme un véritable fléau pour le marché de l'allégé. En effet, à cause de la crise les ménages, hiérarchisent leurs besoins en fonction du prix, par conséquent seul les besoins essentiels seront satisfaits.


Sans compter que le marché de l'allégé doit faire face à la concurrence des produits biologiques et des produits qualifié de « sans » (sans colorant, sans sel, sans conservateur, etc ...) car les consommateurs sont de plus en plus méfiants envers les produits allégés et s'orientent ainsi vers des produits sains. Malgré, des produits biologiques en moyenne 30% plus chers, près d'un ménage sur deux en consomment.




Finalement, le marché de l'allégé commence considérablement à s'essouffler, d'une part, à cause des dangers que présentent ces produits, mais aussi grâce à la prise de conscience de la manipulation qu'exerce les industriels sur les consommateurs, les prix que ceux-ci proposent et enfin par le marché concurrentiel qui s'instaure avec la gamme des produits biologiques, du commerce équitable et des produits qualifié de « sans ».

Conclusion :

Avec le processus de mondialisation, les modes de consommations ont changé.

En effet, la surconsommation conduit les individus à consommer sans prendre en compte les risques sanitaires (maladies d'excès) liés à la celle-ci. Tandis que, certains individus sont dans le cas contraire, ils sont en sous-alimentation qui peut être volontaire ou non (anorexie, carence...) puisqu'ils sont à la recherche d'un idéal de minceur.
Cependant, la surconsommation influe sur cette image de minceur car le taux d'obésité est en constante croissance.

C'est pourquoi nous pouvons parler d'un paradoxe entre consommation et santé/minceur. L'origine de ce paradoxe est multiple.

Tout d'abord, cela s'explique par l'évolution de la société et de la place qu'occupe la femme dans celle-ci. En effet, la femme privilégiant sa carrière professionnelle, va passer moins de temps à cuisiner, au détriment du reste de la famille qui va se retourner vers des solutions de facilitées telles que les sandwichs, sodas, repas provenant de "fast-food" ou encore sur les plats cuisinés, surgelés ou non (qui sont souvent très salés).

L'importance du travail chez les individus ne leurs permet qu'une courte pause afin de s'alimenter. C'est pourquoi, par manque de temps, ils se dirigeront, eux aussi, vers des solutions de facilitées.

Les restaurations rapides ayant compris ceci, se sont multipliées et ont diversifié leurs repas. La surconsommation de produits non-sain engendre des maladies d'excès (diabète, cholestérol, prévalence de l'obésité, etc). Un documentaire reflète parfaitement ce problème : « super size me ».

En outre, le fait que le pouvoir d'achat soit en constante augmentation, cela favorise l'achat de produits superflus. Par conséquent, cela atteint l'idéal de minceur, et peut engendrer des maladies dites "d'excès".

Enfin, l'image que l'on souhaite donner de soi, devenant une obsession chez certains individus, peut les pousser à l'anorexie ou à d'autres pathologies psychologiques.

Les industriels ne répondent plus aux besoins des consommateurs puisqu'il y a un paradoxe entre la consommation et l'attente des consommateurs c'est-à-dire la minceur et la santé. Ils tentèrent de s'adapter, et ainsi créèrent, le concept de l'allégé. Celui-ci consiste à diminuer la teneur en calorie ou en nutriment (sucre, graisse et sel) d'au moins 30% par rapport à son produit de référence. Pour y parvenir, les industriels ont recours à de nombreuses méthodes comme l'augmentation de la base du produit par rapport au gras, le remplacement du gras par des amidons ou fibres, ou encore l'adjonction d'eau ou d'air, l'utilisation d'édulcorant, mais aussi la réduction des quantités ou ajout de gras par rapport au sucre. Ces divers moyens peuvent fusionner.

Afin de promouvoir leurs produits, les industriels ont recours à la publicité, ciblée par 4 principaux critères : le plaisir, la minceur, la santé et le goût.

Cependant, nous remarquons que l'allégé pose des problèmes scientifiques, sociologiques et économiques.

Les scientifiques évoquent les risques de maladies (cancers, carences...) que représente l'introduction d'édulcorants tels que l'aspartame et le sucralose. Ceux-ci sont présents dans plus de 5000 produits allégés. C'est d'ailleurs un élément qui fait polémique. De surcroît, l'utilisation de ces édulcorants qui apportent un goût sucré sans calorie, engendrent une sensation de manque pour le consommateur qui va consommer encore plus et par conséquent prendre du poids.

En termes sociologiques, les industriels utilisent l'influence et la manipulation mentale pour pousser à la consommation (exemple de la supercherie avec le thé Lipton Linéa). En effet, les consommateurs, eux, ne prêtent guère attention aux étiquettes des produits allégés et ainsi se laissent tromper par des stratagèmes (l'étiquetage est caché ...) menés par les industriels.

Enfin, des problèmes économiques, la plupart du temps les produits allégés sont vendus 2 à 3 fois plus chers (parfois plus) que leurs homologues non allégés. Non seulement, le marché de l'allégé est dans une situation de déclin puisqu'il ne cesse de perdre de l'importance. En effet, son chiffre d'affaire diminue de 7% chaque année. Tandis qu'il doit également faire face à la concurrence des produits biologiques, issus du commerce équitable et d'autres produits dit "sans" (sans colorant, sans sel ...). E, raison de la prise de conscience de l'inefficacité et des dangers encourus par les consommateurs, ceux-ci se dirigent plus vers ces produits sains.

Pour mincir, le fait de remplacer des aliments par des produits allégés est sans intérêts, les nutritionnistes conseillent de ne rien changer à son alimentation : garder une alimentation équilibrée (et le mieux serait de rajouter quelques fruits).

Pour conclure nous pouvons dire que l'allégé n'est pas une réelle solution à la contradiction entre consommation et santé/minceur puisque de nombreux aspects négatifs sont associés à l'allégé alors que les aspects positifs sont quasiment inexistant. En effet, d'une part l'allégé répond à la contradiction entre consommation et minceur puisque l'on peut continuer à consommer tout en gardant la ligne car certains produits sont moins caloriques que leurs homologues dit « normaux ». Les produits laitiers sont les plus efficaces de la gamme des allégés ainsi que les boissons (Coca-cola). Et comme, il ne nous fais pas prendre du poids par extension il ne nous seras pas nuisible par conséquent il nous empêchera d'avoir des maladies d'excès. En revanche L'allégé ne répond guère à la contradiction entre consommation et santé lorsqu'il s'agit des différents édulcorants qui sont utilisés dans les boissons, qui sont très nocifs pour la santé. Mais ils représentent un réel intérêt pour les individus atteints de diabètes et qui ne peuvent consommer trop de sucres. L'allégé paraît comme l'élément dissimulateur d'un désir de profit, et non pas, comme certains pourraient le prétendre, un concept pour répondre aux besoins des consommateurs. L'allégé est donc une solution qui répond essentiellement aux besoins des industriels et non pas au consommateurs.


Afin de résoudre les problèmes liés à la consommation, il ne faut pas modifier la composition des produits mais changer les habitudes et les comportements alimentaires.